Clichés RH : 4 idées reçues sur les ressources humaines (et ce qu’elles disent vraiment)
- Barbara Gautherie
- il y a 5 heures
- 3 min de lecture
Les clichés RH font partie du quotidien de nombreuses entreprises. On les entend en réunion, en off, ou parfois même dès l’arrivée d’un nouveau collaborateur.
Plutôt que de les ignorer, on a choisi chez SDH Conseil de les mettre en lumière… à notre manière. Avec une série de goodies inspirés des idées reçues les plus répandues.
Derrière l’humour, il y a surtout une réalité : ces clichés disent souvent quelque chose du fonctionnement des organisations.
Les RH parlent de valeurs… sans les appliquer
C’est sans doute l’un des clichés RH les plus répandus. Les entreprises communiquent sur leurs valeurs, leur culture, leur engagement… mais ces éléments ne sont pas toujours visibles au quotidien.
C’est ce que symbolise notre tote bag : “transporter des valeurs qu’on n’applique jamais”.
Dans les faits, ce décalage peut exister. Il apparaît souvent lorsque les valeurs ne sont pas incarnées par le management ou lorsqu’elles ne sont pas traduites en actions concrètes.
C’est pourtant un enjeu clé. Des valeurs claires et appliquées permettent d’aligner les équipes, de renforcer l’engagement et de donner du sens au travail.

Les RH remontent tout à la direction
Autre cliché RH bien installé : les RH seraient là pour observer, collecter des informations… et les transmettre à la direction.
C’est l’idée derrière notre carnet, censé noter les “potins”.
Dans la réalité, les RH jouent effectivement un rôle d’interface entre les équipes et la direction. Mais leur mission ne se limite pas à remonter des informations. Elle consiste surtout à faire le lien, à contextualiser et à accompagner la prise de décision.
Lorsque ce rôle est mal compris ou mal expliqué, il peut rapidement être perçu comme du contrôle plutôt que comme du soutien.
Les décisions RH sont arbitraires
Enfin, difficile de passer à côté de ce cliché RH : les décisions seraient prises “à la tête du client”.
C’est ce que représente notre stylo, utilisé pour signer des primes ou des décisions perçues comme injustes.
Ce sentiment apparaît généralement lorsqu’il manque de la transparence dans les règles ou dans les processus. Sans cadre clair, les décisions peuvent sembler subjectives, même lorsqu’elles ne le sont pas.
Structurer les pratiques RH, formaliser les critères et expliquer les décisions permet justement d’éviter ces incompréhensions.

Les RH passent leur temps dans l’administratif
Le cliché des RH débordés, noyés sous les dossiers et les tâches administratives, reste très présent.
Notre mug illustre bien cette image : celui qu’on remplit de café pour tenir le rythme.
Il y a une part de vérité. La gestion administrative fait partie du métier. Mais aujourd’hui, la fonction RH évolue fortement vers des missions plus stratégiques : recrutement, développement des compétences, accompagnement des managers, organisation du travail…
Dans les structures où les RH restent cantonnées à l’administratif, c’est souvent le signe d’un manque de structuration ou de priorisation.

Ce que révèlent vraiment les clichés RH
Ces clichés RH ne sont pas anodins. Ils mettent souvent en lumière des dysfonctionnements réels : manque de clarté, défaut de communication, pratiques peu structurées…
Ils peuvent aussi être révélateurs d’une fonction RH encore perçue comme distante ou peu accessible.
Les ignorer ne les fera pas disparaître. En revanche, les comprendre permet d’identifier des axes d’amélioration concrets.
Une autre façon d’aborder les RH
Avec ces goodies, l’objectif n’était pas simplement de faire sourire. C’était aussi une manière d’ouvrir le dialogue.
Parler des clichés RH, c’est aussi parler des attentes des collaborateurs, de la perception de l’entreprise et de la manière dont les pratiques RH sont vécues au quotidien.
Et parfois, prendre un peu de recul (voire en rire) permet d’aborder ces sujets plus facilement.
Les clichés RH font partie du paysage, mais ils ne sont pas une fatalité.
Derrière chaque idée reçue se cache souvent une réalité à questionner et une opportunité d’amélioration.
Et si on peut commencer par en rire ensemble, c’est déjà une première étape pour faire évoluer les pratiques.




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