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Faut-il encore demander une lettre de motivation ?

il y a 11 minutes
2 min de lecture

La lettre de motivation fait partie des classiques du recrutement. Pourtant, de plus en plus d’entreprises s’interrogent : est-elle encore vraiment utile ?


Dans un marché où les candidats postulent vite, comparent les employeurs et attendent des processus simples, demander une lettre de motivation peut parfois freiner les candidatures.


Elle peut aussi apporter des informations intéressantes, à condition d’être utilisée avec discernement.


Pour les PME et ETI, l’enjeu n’est donc pas de supprimer systématiquement la lettre de motivation, mais de savoir quand elle apporte une vraie valeur au recrutement. 


Faut-il encore demander une lettre de motivation aux candidats ?

Pourquoi la lettre de motivation perd en efficacité ? 


Pendant longtemps, la lettre de motivation permettait d’évaluer l’intérêt d’un candidat pour un poste. Aujourd’hui, son utilité est plus limitée.


Beaucoup de lettres sont très standardisées, rédigées à partir de modèles ou générées avec l’aide d’outils numériques. 


Résultat : elles disent parfois peu de choses sur la motivation réelle du candidat.


Elles peuvent même créer une sélection biaisée, en favorisant les profils les plus à l’aise à l’écrit plutôt que les plus adaptés au poste. 


Dans certains métiers en tension, demander une lettre de motivation peut aussi rallonger inutilement le parcours candidat.


Un bon profil peut abandonner sa candidature si le processus paraît trop lourd ou trop formel. 


Quand la lettre de motivation reste utile 


La lettre de motivation peut rester pertinente lorsque le poste demande une forte capacité rédactionnelle, une argumentation claire ou une compréhension fine des enjeux de l’entreprise. 


Elle peut aussi être utile pour des candidatures atypiques. Un candidat en reconversion, en mobilité interne ou avec un parcours moins linéaire peut s’en servir pour expliquer sa démarche et donner du sens à son projet. 


Dans ce cas, la lettre ne doit pas être jugée comme un exercice scolaire.


Elle doit permettre de comprendre pourquoi le candidat postule, ce qu’il recherche et comment il se projette dans le poste. 


Quelles alternatives pour évaluer la motivation ? 


Plutôt que d’exiger une lettre classique, l’entreprise peut demander une réponse courte à une question ciblée.


Par exemple : pourquoi ce poste vous intéresse-t-il ? Qu’avez-vous compris de nos enjeux ? Quelle expérience souhaitez-vous valoriser pour cette mission ? 


Ces formats sont souvent plus utiles qu’une longue lettre générique. Ils permettent d’obtenir une réponse concrète, plus rapide à lire et plus facile à comparer. 

L’entretien reste également un moment essentiel pour évaluer la motivation.


Un échange structuré permet de comprendre les attentes du candidat, sa vision du poste, ses contraintes et son adéquation avec l’entreprise. 


Conclusion 


La lettre de motivation n’a pas totalement disparu, mais elle ne doit plus être demandée par automatisme.


Dans certains recrutements, elle peut éclairer un parcours ou confirmer une capacité rédactionnelle.


Dans d’autres, elle alourdit inutilement le processus et peut décourager de bons candidats. 


Pour recruter efficacement, l’entreprise doit adapter ses outils au poste, au marché et aux profils recherchés. L’objectif n’est pas de multiplier les documents, mais d’obtenir les bonnes informations au bon moment. 


SDH Conseil accompagne les entreprises à Toulouse, Castelnaudary et Orléans dans l’optimisation de leurs processus de recrutement, de leur expérience candidat et de leur marque employeur.


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